À l'instar d'Obélix, je suis tombée dans l'univers magique de la littérature dès mon plus jeune âge !

D'abord grâce à mon père qui me lisait "Bilbo le hobbit" avant d'aller dormir, puis grâce à ma mère qui m'a forcée à lire "Harry Potter à l'école des sorciers" avant d'aller au cinéma. Aujourd'hui, je partage avec vous ma passion pour les bouquins et autres adaptations...
Nos précédentes aventures

dimanche 25 juin 2017

Aujourd'hui, nous continuons de célébrer l'anniversaire du blog avec ce TAG sur la littérature classique créé par la booktubeuse Pinupapple & Books !
Book TAG : classiques
1. Quelle est pour toi la définition d'un classique ?

Pour moi, un classique est un livre qui a marqué son temps. C'est une œuvre qui a su se démarquer, que ce soit par le propos abordé (subversif, avant-gardiste ou angle de vue nouveau) ou la forme du récit. Il peut également s'agir d'un best-seller resté à jamais dans notre mémoire collective. En ce sens, je pense que la saga Harry Potter peut être qualifiée de classique. Enfin, un classique est, à mon avis, une œuvre intemporelle.
Harry Potter : un classique

2. Quel est le classique, qui t'as fait aimer les classiques ?

Le premier classique dont j'ai vraiment apprécié la lecture (en dehors des contes) est une pièce de théâtre. Il s'agit de Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, lu dans un cadre scolaire. Notre professeure de français nous l'a fait découvrir et jouer en classe, avant de nous faire visionner sa célèbre adaptation cinématographique sortie en 1990 et réalisée par Jean-Paul Rappeneau. Enfin, nous sommes allés au théâtre pour voir l’œuvre sur les planches. Cette expérience m'a profondément marquée et m'a ouvert les yeux sur le bonheur que peut procurer la lecture d'un classique. Pourtant, je n'en ai pas lu d'autres par moi-même après cette expérience. Le véritable élément déclencheur de ma passion pour les classiques littéraires, est ma rencontre avec Jane Austen près d'un an et demi plus tard. Ce fut une véritable révélation et depuis, j'en lis très souvent.
Orgueil & Préjugés : un classique

3. Qu’apprécies-tu dans les classiques que tu ne retrouves pas dans les contemporains ?

Sans aucun doute l'élégance de l’écriture et le rythme du phrasé qui créent une véritable mélodie. D'une manière générale, les œuvres classiques encouragent plus le lecteur à réfléchir sur certains sujets. Enfin, ils suscitent chez moi des émotions plus vives et me touchent plus que les contemporains.

4. Ton courant littéraire favori ?

Il s'agit sans hésitation du romantisme ! Que ce soit en poésie avec Le Lac de Lamartine, en théâtre avec Hernani, en roman avec Notre-Dame de Paris (Victor Hugo je t'aime) ou même en musique avec Chopin et en peinture avec William Turner.
Un tableau de Turner

5. Un classique à conseiller pour débuter ?

Tout dépend des goûts de chacun, mais je conseillerai des œuvres courtes et faciles à lire comme par exemple la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol, Croc-Blanc de Jack London, Orgueil et Préjugés de Jane Austen ou Washington Square de Henry James.
La trilogie marseillaise de Marcel Pagnol

6. Un classique que tu as détesté ?

En attendant Godot de Samuel Beckett. Il s'agit d'une pièce de théâtre s'inscrivant dans le courant littéraire du théâtre de l'absurde. Sa lecture a été particulièrement laborieuse. Il y est question de deux personnages qui ne font absolument rien pendant les deux actes qui composent la pièce, sinon se demander continuellement ce qu'ils pourraient faire et conclure à chaque fois par la phrase suivante : « On attend Godot » ! Le tout ponctué par l'apparition de personnages et de situations toutes plus loufoques et abracadabrantesques les unes que les autres !
En attendant Godot de Samuel Beckett

7. Un classique que tu as adoré ?

Il est tellement difficile de n'en choisir qu'un !! Allez, aujourd'hui mon choix va se porter vers les deux Alice: Alice au pays des merveilles et Alice de l'autre côté du miroir de Lewis Carroll (Charles Lutwidge Dodgson de son vrai nom) dans lesquels je suis plongée en ce moment. Ces lectures donneront sans doute naissance à un article tant j'adore ces romans.
Alice aux pays des merveilles

8. Un classique que tu as envie de lire ?

Les Misérables de Victor Hugo. Ils m'ont été offert à Noël par mes grands-parents, mais je n'ai pas encore eu le courage de m'y plonger.
Les Misérables de Victor Hugo

9. Lire à vie des classiques ou des contemporains ?

Sans hésiter des classiques ! Il y a largement de quoi lire dans une multitude de genres et de styles différents sans se lasser.

10. Un classique qui commence par le première lettre de ton prénom ?

Mon prénom est Romane donc pour ne pas faire dans l'originalité, je vais choisir Roméo & Juliette. Si cela vous dit, vous pouvez lire l'article « Saviez-vous que : » écrit pour la Saint Valentin.
Roméo et Juliette par Wiliam Shakespeare

11. Ton personnage de roman classique préféré ?

Il s'agit d'Éowyn des Rohirrim dans la trilogie du Seigneur des anneaux par J.R.R Tolkien. J'ai une affection toute particulière pour ce personnage que j'admire énormément. Outre notre passion commune pour l'art équestre (son prénom signifie Joie du Cheval) et l'importance que nous accordons toute les deux à la famille, c'est avant tout une femme forte qui décide d'envoyer bouler les traditions patriarcales du Rohan et d'aller se battre pour ce qu'elle croit juste.
Éowyn des Rohirrim

12. Un classique qui t'as fait rire ?

Je ne pense pas que telles étaient les intentions de Voltaire lors de la rédaction de Candide, mais j'avoue avoir beaucoup ri en lisant ce conte philosophique. Les réactions du personnage principal en totale inadéquation avec les événements tragiques se déroulant sous ses yeux créent un décalage des plus amusants.
Candide de Voltaire

13. Un classique qui t'as fait pleurer ?

Je n'ai jamais autant pleuré qu'en lisant Notre-Dame de Paris de Victor Hugo. Le destin du personnage Claude Frollo fut tout particulièrement source d'épanchement lacrymal (notamment la scène où il confie son mal-être et sa détresse à Esmeralda).
Notre-Dame de Paris par Victor Hugo

14. Un classique jamais terminé ?

Paul et Virginie de Jacques-Henri Bernadin de Saint-Pierre publié en 1788.
Paul et Virginie de Jacques-Henri Bernadin de Saint-Pierre
En découvrir plus

mercredi 31 mai 2017

Après ces quelques semaines mois, marqués par le sceau de la célèbre souris, le moment est venu de publier les résultats de ce TAG que nous avons fait tous ensemble !
Disney_Tag

 Question n°1 : Quel est ton film Disney favori ?

Pour vous la réponse est Mulan, même si Aladdin est passé à deux doigts de l'emporter ! Personnellement, j'ai un faible pour la Belle & la Bête. La scène d'introduction du film est sublime de même que les décors (notamment la bibliothèque). Quant aux chansons... Que celui qui ne s'est jamais surpris à chantonner "C'est la fête !" me jette la première pierre ! Eh oui, j'ose utiliser cette expression vieillotte. 
La Belle & la Bête

Question n°2 : Quelle scène d'un film Disney aurais-tu voulu vivre ?

La communauté en a décidé ainsi, rien ne vaut le féerie de la scène des lanternes dans Raiponce. Il faut dire qu'elle a beaucoup d'arguments pour plaire ! Une barque entre amoureux, un ciel étoilé et des centaines de lanternes qui s'élèvent sur une chanson romantique... rien que d'y penser ça fait rêver ! L'intégralité de l'équipe des Pérégrinations d'une jeune Touque s'excuse pour cette blague. En tant que cavalière, je rêve de vivre l'euphorie du saut de falaise à cru dans Spirit. Une cavalcade épique pleine de tension qui s'achève par un saut incroyable !

Question n°3 : Quel est ton attraction Disney-land préférée ?

Là, c'est la discorde ! Personne n'est d'accord entre Space Mountain, Indiana Jones, Pirates des Caraïbes et les tasses du chapelier vos cœurs balancent. Quant au mien, il penche plutôt du côté des tasses comme en atteste cette vidéo.
video

Question n°4 : Si tu étais un personnage Disney masculin lequel serais-tu ?

Pour vous les amis, la réponse est claire : « Prince Ali, oui c'est bien lui Ali Ababoua ! » Heu, pardon Aladdin ;) Quant à moi, Toulouse des Aristochat me correspond plutôt bien. L'image du chaton qui découvre la vie avec enthousiasme et curiosité est plutôt sympa non ? 

Question n°5 : Si vous étiez un personnage Disney féminin lequel serais-tu ?

Comme pour votre Disney favori, Mulan l'emporte. Il faut dire qu'avec son courage et son côté « bad-hass », la jolie brune a tout pour plaire ! De mon côté, un mélange entre Belle et Merida est se qui se rapproche le plus de ma personnalité !
Mulan et Merida

Question n°6 : À quel personnage ressembles-tu physiquement ?

Comme vous êtes tous différents aucun personnage ne l'emporte. Nous pouvons cependant citer : Belle, Raiponce, Blanche Neige et... Frollo en plus jeune. Quant à moi, avec mes yeux bleus, mon visage ovale et ma blondeur, je me ressemble pas mal à Aurore dans La belle au bois dormant.
La belle au bois dormant

Question n°7 : Quel personnage de Disney choisirais-tu pour être ton ami ?

Là, personne n'est d'accord !! Quand certains optent pour la magie du génie, d'autres choisissent des animaux de compagnie comme Muchu le dragon ou encore polochon. Je rejoindrais cette catégorie en souhaitant devenir copain comme cochon avec Maximus le célèbre cheval dans Raiponce !

Question n°8 : Quelle scène te fais pleurer à chaque fois ?

C'est fou ça ! Pourquoi ne parvenez-vous jamais à vous mettre d'accord ? Pour la peine, voici la mosaïque de la tristesse !!
La mosaïque de la tristesse Disney

Quant à LA scène qui me fait sortir les mouchoirs, la voilà :

Question 9 : Quel Disney as-tu le plus regardé ?

Aucun d'entre vous n'a usé la même cassette. Quand certains se promènent à Paris avec les Aristochats, d'autres découvrent la savane avec Simba ou sortent de leur tour avec Raiponce et Quasimodo. Quant à moi, je fais une bataille de boule de neige avec la Belle & la Bête !
La belle & la bête : bataille de boules de neige

Question 10 : Quelle est ta chanson préférée ?


Comme les goûts et les couleurs ne se discutent pas, voici un petit medley compilant les réponses de tout le monde (ma favorite est en dernier) :

video

En découvrir plus

jeudi 25 mai 2017

Comme beaucoup d'enfants nés dans les années 90', j'ai découvert L'Histoire Sans Fin grâce au film réalisé par Wolgang Amadeus Mozart Pertersen en 1984. Mes grands-parents l'avaient en VHS. VHS, que je ne manquais jamais de visionner pendant les vacances. Donc, quand j'ai découvert bien des années plus tard, que le film était en fait l'adaptation d'un roman de Michael Ende (nom collant parfaitement avec le titre de son roman) publié en 1979, il fallait absolument que je le lise ! Voilà qui est désormais chose faite, et pour tout vous avouer, je ne m'attendais pas à ce que se soit un tel coup de cœur !
L'histoire sans fin

1. L'art de la mise en abyme

La grande force de L'Histoire Sans Fin, c'est la mise en abyme. Le roman raconte les aventures d'un jeune garçon rondouillard, mal dans sa peau qui vole un livre intitulé L'Histoire Sans Fin dans une librairie. Au fur et à mesure de sa lecture, il se rend compte qu'il fait lui-même partie de la quête dont le but est de sauver le monde et les habitants du Pays Fantastique.

La première chose qui frappe à lecture du roman, c'est le jeu de couleurs entre les différentes parties du récit. Les passages se déroulant dans notre monde sont écrits en bleu, tandis que les éléments du récit prenant place dans le Pays Fantastique sont écrits en noir. Un deuxième élément intéressant est la description du roman que Bastien tient entre ses mains : « il était relié, de couleur bleue, et le titre étincelait quand on le manipulait. En le feuilletant rapidement, Bastien vit qu'il était imprimé en deux teintes différentes. Il n'y avait pas d'illustrations, mais des lettrines très grandes et splendides. En regardant à nouveau la reliure, plus attentivement, il y découvrit deux serpents, un clair et un foncé, qui se mordaient la queue l'un de l'autre décrivant un ovale. En dessous de cet ovale figurait le titre : L'Histoire Sans Fin ». Cette description correspond exactement au livre qui le lecteur est en train de lire. Cela crée immédiatement un parallèle entre le héros : Bastien, et nous, le lecteur. De plus, cela favorise notre implication dans le récit en nous mettant directement à la place de Bastien qui lit le même livre que nous.
L'histoire sans fin : aperçue du livre
À mesure que Bastien avance dans sa lecture et accepte le fait de faire lui-même parti du récit, le lien entre lui et Atréju évolue. Simple héros de roman au départ, ce dernier devient une personne à part entière, puis un compagnon de route pour Bastien. Évidemment, ce changement est graduel. Cela permet une transition douce des rôles des personnages. À la fin du premier tiers du roman, Bastien prend la place d'Atréju. Or, si Bastien prend la place d'Atréju quelle est notre nouvelle place dans le récit ? Michael Ende nous met dans la même position que Bastien au début du roman. Ce procédé renforce encore une fois le parallèle entre Bastien et nous : lecteur.

Le lien entre Bastien et Atréju est doublement intéressant, car il est aussi révélateur du lien entre le Pays Fantastique et notre monde : « la pupille verticale fixait Atréju avec une inconcevable méchanceté. Bastien poussa un léger cri de frayeur. Un hurlement de frayeur résonna à travers la crevasse, renvoyé en écho entre les deux parois ». Ainsi, si le Pays Fantastique est malade, le notre aussi car les créatures aspirées par le néants qui ravagent le Pays Fantastique deviennent des mensonges dans notre monde ; quant aux rêves que nous oublions le matin, ils deviennent des images qu'un mineur du Pays Fantastique sort de terre... Ce ne sont que quelques exemples, mais les parallèles entre les deux mondes regorgent dans le roman ce qui renforce la construction de l’œuvre basée sur la mise en abîme. 
L'histoire sans fin : le vole de bastien

2. Un roman d'aventure ?

Deux héros d'une petite dizaine d'années, un monde en train de se faire engloutir par le néant, des dragons, des monstres, un village hanté, des épreuves de bravoure ! Tel est le menu que nous propose Michael Ende dans la plus pure tradition de la littérature fantastique jeunesse exception faite des mises en abyme dont nous avons déjà parlé. Au rythme des galopades d'Artax ou sur le dos du dragon de la fortune, les paysages défiles et les péripéties s'enchaînent pour mener à bien la quête qu'Atréju s'est vu confier par la petite impératrice. Çà et là, l'auteur viendra plaquer un sourire sur notre visage, avec quelques petites touches d'humour bienvenues : « C'était un feu follet. Et il avait perdu son chemin. C'était donc un feu follet fourvoyé, chose plutôt rare au pays fantastique. En principe, ce sont justement les feux follets qui égarent les autres gens. ».

Outre la fluidité du récit, l'auteur est particulièrement doué pour nous impliquer émotionnellement dans son récit. La détresse des habitants du Pays Fantastique apeurés à l'idée que leur monde sombre petit à petit dans le néant est palpable. De même, les instants de doute qui rongent Atréju persuadé de ne pas pouvoir mener sa mission à bien, deviennent source d'angoisse pour Bastien, puis le lecteur. Sans parler de la mort du fidèle destrier Artax, souvenir au combien traumatisant pour nombre d'entre nous :
« ''Artax ! S'écria Atréju, il ne faut pas que tu te laisse aller ! Viens ! Sinon tu vas être englouti ! Laisse-moi maître ! Répondit le petit cheval, je n'y arrive pas. Continue tout seul ! Ne te soucis pas de moi ! Je ne peux plus supporter cette désolation. Je veux mourir.'' Atréju tirait désespérément sur la bride, mais le petit cheval s’enfonçait toujours davantage. Atréju ne pouvait rien y faire. Quand finalement ne demeura plus au-dessus de l'eau noire que la tête de l'animal, il l'a prit dans ses bras […] Bastien sanglotait. C'était plus fort que lui. Ses yeux étaient remplis de larmes et il ne pouvait pas continuer à lire. ».
L'histoire sans fin : la mort d'Artax
Pourtant, contrairement à ce que pourrait laisser penser le film, la partie purement aventure de l’œuvre ne représente qu'un tiers du roman. Tiers qui a été adapté, tandis que la deuxième partie de l'histoire dans laquelle Bastien entre dans le Pays Fantastique a été laissé de côté par le cinéaste !

3. Plutôt un contre philosophique !

Or, c'est sans doute cette deuxième partie de l’œuvre qui est la plus intéressante ! En effet, dans cette dernière l'auteur nous propose une réflexion sur la nécessité de raconter et de créer de nouvelles histoires ainsi que sur l'importance du développement de l'imagination autant pour les petits que les grands enfants. Cela fait de L'Histoire sans fin, non pas un roman d'aventures mais plutôt un conte philosophique. Le conte philosophique est un genre littéraire qui permet de critiquer des aspects de la société par le biais d'une histoire fictive.

A travers son œuvre, Michael Ende reprend la théorie du désenchantement du monde du Max Weber qui fait état d'un recul des croyances religieuses et magiques au profit des explications scientifiques. Ce concept fait écho au sentiment d'une perte de sens voire d'un déclin des valeurs permettant d'harmoniser les sociétés. Dans L'histoire sans fin, ce désenchantement est matérialisé par le néant et l'incapacité des habitants du pays fantastique a inventé des noms et des nouvelles histoires.
L'histoire sans fin : trouver un nom pour la petite impératrice
Le format du conte permet aussi à l'auteur de mettre en garde sur la nécessité de trouver un juste milieu entre les rêves et la réalité. Il est certes important de nourrir son imagination avec de belles histoires, mais il ne faut pas pour autant rejeter le monde réel pour vivre dans les rêves. Le livre propose aussi une réflexion intéressante sur les conséquences de nos désirs (soif de pouvoir, soir d'évasion, fuite de la réalité) et sur le fait que le mal peut être fait avec les meilleures intentions du monde.

Je ne peux que vous encourager à lire L'histoire sans fin. C'est un excellent roman jeunesse qui peut-être lu à tout âge. Il traite de sujets universels et propose des pistes de réflexions que chacun peut picorer à sa guise pendant la lecture. Bonne lecture à tous et n'oubliez pas de rêver !
L'histoire sans fin : le dragon de la fortune
En découvrir plus

samedi 11 février 2017

La célèbre histoire des amants de Vérone n'a pas été inventée par William Shakespeare ! Son intrigue est basée sur un conte italien écrit par Matteo Bandello. C'est la traduction en anglais, et en vers de ce dernier en 1562 par un certain Arthur Brooke qui a inspiré Shakespeare. Le conte a été publié sous le titre : « The Tragical History of Romeus and Juliet », en voici les deux premiers vers :

« There is beyond the Alps, a town of ancient fame,
Whose bright renown yet shineth clear : Verona men it name ; »

Une nouvelle traduction en prose du conte a été proposé par William Painter vingt ans plus tard. Pour sa pièce de théâtre, Shakespeare emprunta aux deux versions, tout en approfondissant l'intrigue par l'ajout de personnages secondaires comme Mercutio ou Pâris par exemple. 
Saviez-vous que : Roméo & Juliette
La plus célèbre histoire d'amour de la littérature a inspiré pas moins de 27 opéras et de nombreux balets ! Le plus ancien opéra composé par Georg Benda en 1776 était en fait une œuvre théâtrale allemande comique alternant des dialogues parlés et des airs chantés. « Roméo und Juliette » s'achève sur une fin heureuse... après avoir occulté une bonne partie de l'intrigue et des personnages secondaires ! Quant aux ballets, le plus célèbre est une œuvre en trois actes du compositeur russe Sergueï Prokofiev écrite en 1935. Renommé mondialement, le ballet est encore joué régulièrement de nos jours, comme en témoigne cet extrait datant de 2013 :


La tragique histoire a également eu son lot d’adaptations cinématographiques ! Il est possible d'en dénombrer pas moins d'une vingtaine. La première d'entre elles date du début du vingtième siècle, puisque nous la devons au célèbre George Méliès. Malheureusement, la pellicule a été perdue. Parmi ces nombreuses adaptations, nous pouvons notamment trouver :
  • Le Roi Lion 2 : l'honneur de la tribu (1998) ;
  • J'ai le droit de vivre (1937) ;
  • Shakespeare in love (1998) ;
  • Roméo + Juliette (1996) ;
  • Roméo et Juliette (1954) ;
Affiches d'adaptations de Roméo & Juliette
Le célèbre dramaturge est classé troisième auteur le plus traduit en langue étrangère d'après l'Index Translatonium de l'UNESCO. Ainsi, Shakespeare avec ses 4294 traductions, décroche le bronze derrière Jules Verne (4751 traductions) et surtout Agatha Christie traduite 7236 fois ! Pour ceux que cela intéresse, voilà le lien avec la suite du classement
Shakespeare l'auteur de Roméo & Juliette
Si vous êtes amateurs de produits culturels japonais, vous avez sans doute remarqué que depuis un ou deux ans, de nombreuses adaptations de classique de la littérature en manga fleurissent sur les étales de vos libraires. Évidemment, Roméo et Juliette n'y a pas échappé ! Cependant, l'adaptation dessinée par Yumiko Igarashi ne date pas d'hier puisqu'elle a été publiée en 1955 au japon. En France, le manga a été publié récemment (le 21 février 2013) aux Éditions Isan Manga accompagné de la pièce de théâtre complète.
Roméo & Juliette par Yumiki Igarashi
L'adaptation de l’œuvre de Shakespeare, West-Side Story est la seule comédie musicale ayant obtenu une dizaine d'oscar dont celui du meilleur film (1961). D'ailleurs, seuls trois films ont été plus oscarisés avec chacun 11 statuettes obtenues : Ben Hur en 1959, Titanic en 1997 et Le Retour de Roi en 2003.


Lors de sa première représentation, Juliette était jouée par un homme ! Au XVIème siècle, les femmes n'avaient pas le droits de monter sur scène. Les rôles de femmes étaient joués par de jeunes garçons dont la voix n'avait pas encore muée. Il est plutôt amusant d'imaginer la nourrice qui est une femme mûre jouer par un préadolescent ! Presque autant amusant qu'un chien avec une perruque !
Roméo & Juliette : la nourrice jouée par un homme

Salvador Dali a réalisé en 1975 un ensemble de 10 illustrations retraçant l'histoire des amants de Vérone accompagné de morceaux choisis de la pièce (99 pages au total). Cet ouvrage a été édité en 109 exemplaires dont 10 signés par le maître.
Roméo & Juliette illustré par Salvador Dali
La comédie musicale Roméo & Juliette de Gérard Presgurvic est à l'affiche depuis 16 ans. Elle a été adaptée dans plus de 15 pays dont la Corée, la Roumanie, le Chine, la Russie, le Japon, l’Israël et la Mongolie !
Roméo & Juliette : la comédie musicale à travers le monde
En 1868, Roméo et Juliette est traduit par Victor Hugo qui lui apporte un nouveau souffle lyrique mais qui s'éloigne un peu de l’œuvre originale. Le célèbre romancier traduisit également les autres pièces de Shakespeare. L'ensemble fut disponible à la vente en 18 volumes !
Roméo & Juliette traduit par Victor Hugo










En découvrir plus

vendredi 3 février 2017

Aux revoirs classiques aux fins tragiques, bonjour Saly et Olidry ! Avec Second Éveil, premier roman d'une série nommée Néogicia, Fabien Fournier nous invite dans un monde magique. Malgré la domination de cette dernière, l'Empire est une civilisation basée sur la recherche scientifique. Grâce à de multiples expérimentations, les scientifiques de Centralis (la capitale de l'Empire) ont mis au point une injection décuplant les capacités physiques et sensorielles. Cependant, cette injection isole complètement et irrémédiablement les êtres qui la subissent de l’influence des flux magiques : faisant d'eux des néogiciens. L'héroïne du récit, Saly, souhaite se voir inoculer le sérum N1 malgré le danger que cela représente ! En cas d'incompatibilité génétique, c'est la mort qui l'attend ou pire... la transformation en aberration !
Néogicia : couverture Tome n°1

Bonjour addiction !


Néogicia fait partie de cette catégorie de roman addictif qu'il est impossible de lâcher une fois la lecture entamée. Dévorer les deux tomes parus à ce jour n'a pas dû me prendre plus de 48h ! L'auteur nous prend par la main pour nous faire découvrir Centralis à travers les yeux de Saly qui y met, elle aussi, les pieds pour la première fois. Si la découverte est plaisante, ce qui fait la force des romans, ce sont ces personnages attachants. Tous sans exception, même les plus secondaires, ont une personnalité bien trempée, qui leur est propre. Bien que l'histoire puisse sembler classique pour un roman typé Fantasy (une jeune héroïne, deux factions rivales, un nouveau continent à découvrir), l'univers que nous propose Fabien Fournier est unique en son genre et regorge de richesses, qu'il nous dévoile au fur et à mesure de notre lecture. Autre élément important à signaler, la vie n'est pas rose en Olidry qui n'est pas un monde de Bisounours. Ici, pas de blanc ou de noir mais des nuances de gris ! Ainsi, les gentils et les méchants ne sont pas toujours ceux qu'on croit, et les alliés d'hier peuvent devenir les ennemis de demain !

Malgré les qualités indéniables des deux romans, le deuxième tome souffre néanmoins de problèmes de rythme et m'a un peu laissé sur ma faim. Le premier tome m'avait embarqué par son rythme effréné. Malheureusement, le deuxième m'a donné l'impression que Fabien Fournier tâtonne un peu quant à la direction qu'il souhaite faire prendre à son récit. Ces petits défauts n'ont toutefois pas gâché le plaisir immense que m'a procuré cette lecture riche en découvertes et en rebondissements !
Néogicia : couverture Tome n°2

Bienvenu en Olydri !


Vous l'aurez compris, ce qui me fascine dans Néogicia, ce n'est pas tant son histoire que l'univers créé par Fabien Fournier. Univers découvert tout d'abord grâce à... une web-série ! Eh oui, Néogicia est en fait le spin-off de Noob. Pour ceux qui s’interrogent sur la définition d'un spin-off, voilà comment Wikipédia définit ce mot : « Une série dérivée ou spin-off […] est une œuvre de fiction se focalisant sur un ou plusieurs personnages (généralement secondaires) d'une précédente œuvre, ou ayant pour cadre le même univers de fiction sans pour autant avoir de personnages communs avec elle. » Dans la série Noob, Fabien Fournier nous raconte en pas moins de 5 saisons et 3 films (le dernier sortira ce mois-ci) l'histoire des joueurs d'une guilde nommée Noob dans le jeu de rôle en ligne massivement multijoueurs (MMRPG) Horizon.

La guilde Noob : web série
Quel rapport avec Néogicia me direz-vous ? Et bien, les romans s'attardent en fait sur la vie de certains Personnages Non Jouables (PNJ) du jeu vidéo Horizon de la web-série. Pour eux, Olydri n'est pas un monde virtuel, mais leur monde avec ses enjeux et sa géopolitique. Le défi pour Fabien Fournier était de nous faire oublier que les personnages de ses romans sont des personnages de jeux vidéo, des personnages irréels. Pari relevé haut la main ! Pourtant, c'était très loin d'être gagné d'avance...

Je suis les aventures de la guilde Noob depuis la création de la web-série en 2008. Quand j'ai commencé le roman, j'ai immédiatement pensé que j'allais découvrir le back-ground du monde d'Olydri et en apprendre plus sur ces fameux PNJ. Cet état de fait m'est complètement sorti de la tête en à peine quelques pages ! Saly est devenu à mes yeux un personnage comme un autre qui peut être en danger, se blesser voire mourir !  
Néogicia : Saly Asigar

La magie du trans-média !


Le travail de Fabien Fournier est extrêmement riche et intéressant, parce que son univers est dit trans-média. C'est-à-dire qu'en plus de la web-série, des films et des romans, il est possible de retrouver Olydri en BD, mais aussi sous la forme d'une chaîne Youtube qui est gérée par l'un des personnages de la web-série ! Cet aspect trans-média est d'autant plus appréciable, qu'il n'est pas nécessaire de tout voir et tout lire pour comprendre les enjeux des différents médias. Chaque support a été conçu pour pouvoir s'apprécier seul. Par exemple, si vous voulez lire Néogicia vous n'avez pas besoin de regarder la web-série ou de lire les romans et BD Noob... et vice-versa !
Le monde trans-média d'Olydri
Je vous encourage vraiment à découvrir le monde d'Olydri sur un support ou un autre. Quels que soient vos goûts, il y en a forcément un qui vous plaira ! C'est un univers très riche qui fourmille de détails, de références pop-culture et de personnages attachants ! Alors, tu veux rentrer dans ma guilde ?
Gaea et Meu-Meu dans la web-série Noob


En découvrir plus